J'ai regroupé toutes les suggestions que vous avez soumises. Votez pour votre favorite et celui qui a suggéré le nom qui a le plus de votes remportera une belle gogosse. Vous avez jusqu'au 22 à midi pour voter.
Nous sommes à Salt Lake City, l'air conditionné a flanché, le petit maudit 41702 est dans le garage en train de se faire changer l'interrupteur... Nous reprenons la route tout de suite. Mes textes marinent, ils seront prêts bientôt, je les retravaille jusqu'à satisfaction (qui vient rarement avant huit heures de révision). Patientez.... En attendant, votez!
Alexis (le trotteur) (André Tremblay)
Beaujolais (René)
Carmen (chroniques blondes)
Cattract (Project Leader) (Cat et Tracteur)
César (Jules) (Denis le camionneur)
Coccinelle (Daniel)
Edgar (TECKEL) Un des fondateurs de la compagnie Kenworth
Feu (Mijo)
Fier-Pet (reveuse40)
Fuego (Mijo)
Fuoco (Mijo)
Harry (TECKEL) les fondateurs de la compagnie Kenworth
Jack Kerouac (Choubine)
Jules (André Tremblay et Jean)
Jules Vernes (Choubine)
L'Ami (André)
Le Bazoo (grenouille bleue )
Le Bloguemoteur (Daniel)
Le Blogueur (TECKEL)
Le Chat (Jean)
Le Coq (Fou de Bassan)
Le fugueur (le gars du bas...)
Le matou (Math)
Le Mexicain (Denis le camionneur)
L'écrivain (Denis le camionneur)
L'indicatif présent (Bruno)
Pégasse (RD)
Pépito (chroniques blondes)
Raporteur (TECKEL)
Sandre (Intellex)
Sari (Monica) (pour Sandra et Richard)
Tac (Monica) (cat à l'envers)
Techno (Le Train De La Nuit)
Trotteur (le gars du bas...)
Vagabond (le gars du bas...)
Je suis camionneuse. Le camion, c’est mon bureau, les routes de l’Amérique, mon territoire. Je travaille avec des millions de collègues qui sillonnent ces couloirs, le jour, comme la nuit. Ma vie de tous les jours n’a rien d’ordinaire. Quand je me lève, je suis toujours ailleurs. Je me réveille dans une autre ville, un autre climat, un autre paysage. Mon bureau a une vue panoramique. Venez la contempler avec moi!
15 août 2006
14 août 2006
Télégramme du Montana
Sommes sur la 15 au Montana. stop. En route pour Nogales, Arizona. stop. Déjà de retour de L'Alberta. stop. Paysages magnifiques. Plein de choses à raconter. stop. Des nouvelles bientôt. Sandra
11 août 2006
La vidéo DOA est disponible!
Vous qui n'avez pas vu le reportage de Dominique Arpin sur votre camionneuse favorite, vous pouvez désormais le voir sur son site. La résolution n'est pas terrible (c'est mieux ainsi, j'ai moins de défauts!), mais ça vous donne une idée.
Ne lâchez pas vos tentatives de trouver un nom à 41702, la semaine prochaine auront lieu les éliminatoires. Une belle gogosse Laredienne à gagner (je magasine toujours au centre de l'achat de Laredo comme il fait trop chaud pour marcher dehors.)
Nous attendons un voyage pour l'Alberta qui devrait être là demain.
À bientôt!
Ne lâchez pas vos tentatives de trouver un nom à 41702, la semaine prochaine auront lieu les éliminatoires. Une belle gogosse Laredienne à gagner (je magasine toujours au centre de l'achat de Laredo comme il fait trop chaud pour marcher dehors.)
Nous attendons un voyage pour l'Alberta qui devrait être là demain.
À bientôt!
09 août 2006
41702 a besoin d'un nom.

Terminé le « Fariennete »! (Le mot «fa-rienne-te» est dérivé de l'expression « fait rien », est aussi une variation du mot farniente. Il a été été inventé par une camionneuse en vacances.) Au travail! Voilà un mois et demi que nous sommes arrêtés et il est temps de reprendre la route. D'abord, une très grande nouvelle à vous annoncer : nous avons emménagé dans un tout nouveau camion! Le 41520 termine donc sa route avec nous, il repartira sans doute avec un chauffeur solo qui le fera avancer un peu moins vite en kilométrage. Nous entreprenons un nouveau départ avec le 41702 que nous dirigeons actuellement jusqu'à Laredo. Il était tout fier de ses 100 kilomètres! Il avait hâte de voir du pays.
Dans la cour asphaltée du terminal, le 41702, 100 kilomètres au compteur, a salué avec respect son aîné le 41520, 392 000 kilomètres sous le capot. Nous les avons mis porte à porte et avons déménagé tout notre gréement. Les numéros que portent ces camions ne sont pas des plus romantiques, le premier chiffre indique le nom de la compagnie (Cat), le troisième chiffre est l'année du camion, les deux derniers sont l'ordre d'acquisition. Je sollicite votre aide afin de baptiser le jeune et fringant 41702. Il a très hâte à son baptême, parce qu'il trouve son numéro quelque peu insignifiant. Comme c'est un camion de-la-plus-haute-importance, qui parcourra des-centaines-de-milliers-de-kilomètres pour transporter tous vos biens de consommation, il mérite un nom digne de son travail. Il faudrait d'abord se mettre d'accord pour un sexe, je vote pour masculin, puisqu'on dit un camion, mais vos arguments pourraient me faire changer d'idée. Cependant, je dois vous dire que je me vois mal parler d'« elle », je préfère parler de lui dans mes textes. Quand pensez-vous?
Avant de vous mettre à pondre un nom, voici quelques descriptions techniques qui vous permettront de mieux connaître sa personnalité. Il est presque identique à son confrère à quelques améliorations près.
Voici ses nouveautés, ses améliorations, ses particularités :
· Sa transmission est entièrement automatique. (L'autre était semi-automatique avec une pédale d'embrayage). Ce qui fait que l'on doit changer notre façon de conduire. Lors d'un départ avec une remorque, comme une voiture manuelle ou automatique dans une côte à pic, le camion peut reculer si on ne pèse pas assez vite sur l'accélérateur. Il est plus difficile à manier dans les manoeuvres à reculons. Mais cela ne saurait tarder avant qu'on s'y fasse les pieds. Seuls les vieux de la vieille sont réfractaires à ce changement majeur. C'est l'avenir dans l'industrie, le camion consomme moins de carburant parce qu'il change les vitesses à la perfection en tenant compte de centaines de paramètres électroniques. Il rétrograde en douceur et est un charme à conduire dans le gros trafic. Ces transmissions ont fait leurs preuves en Europe, là où il y a belle lurette qu'on conduit des camions entièrement automatiques.
· Il est très techno. Il a une caméra qui filme la route en cas d'avaries. Elle est déclenchée automatiquement si on oublie un clignotant, si on quitte le droit chemin des lignes de la chaussée, si on klaxonne. Dès que le camion quitte sa trajectoire sans clignotants, la caméra émet un bip-bip-bip. Un gadget prometteur, qui tire le conducteur de sa léthargie en cas de somnolence ou de distraction. Les films sont enregistrés dans le module de contrôle électronique du camion, qui les retransmet automatiquement une fois rendu terminal. La caméra peut aussi être utile pour filmer un chauffard qui provoque un accident. Ça peut faire peur au début (quoi? vous voulez me surveiller patron?), mais c'est un peu comme le satellite qui nous suit partout : au début, personne n'en voulait, maintenant on ne saurait s'en passer. (Voir 3e photo, le petit carré blanc au centre en haut)
· Il a une génératrice entièrement intégrée en usine pour l'air conditionné, la recharge des accumulateurs douze volts (batteries) et le chauffage l'hiver. Dans l'ancien modèle, c'était un ajout plus ou moins bien bricolé, avec des tuyaux supplémentaires inutiles et une grosse boîte sous le lit qui prenait beaucoup de place. La génératrice de marque « Willis » fait trois fois moins de bruit que celle de marque « Road king » que nous avions dans l'autre modèle.
· Suspension à 4 ballons au lieu de 6. Peut-être est-ce mieux? Je ne sens pas vraiment de différence.
· Miniréfrigérateur avec lumière. (pratique la nuit pour ne pas réveiller son partenaire).
· Matelas très épais, meilleur que jamais, ventilé par dessous, chauffé en hiver, climatisé en été, revêtement antiacarien, on y dort mieux qu'à la maison.
· Convertisseur de courant de 1800 watts, permettant de faire fonctionner les petits appareils ménagers avec les piles du camion en en roulant. Plus éco-énergétique parqu'utilise moins de carburant. (Nul besoin de faire démarrer la génératrice au diesel comme avant pour faire cuire de pâtes ou chauffer son café.)
Et comme avant :
· C'est un camion de marque Kenworth, modèle
T2000 rouge rutilant.· Il est chaussé de 6 pneus (4 très larges sur la traction et 2 de dimension normale sur la direction), au lieu de 10 comme la majorité des camions en Amérique du Nord. Ces 4 roues en moins, il y a moins de friction avec la chaussée, utilisant moins de carburant.
· Son moteur de 450 chevaux-vapeur travaille bien dans les côtes et les faux plats avec un chargement maximal (80 000 livres en tout 46 500 livres de charge)
· Il tient bien la route.
· L'ergonomie est étudiée pour le confort du chauffeur de toutes tailles : volant ajustable et siège pneumatique confortable qui moule bien le dos.
· Ses rétroviseurs sont ajustables électriquement.
· Il est muni d'un thermomètre de route, ce qui est pratique en hiver quand la chaussée gèle et utile en été quand la température monte à 118 Fahrenheit.
· Il roule à un maximum de 105 km pour la sécurité et l'économie.

· Il a une radio avec lecteur de disques relié à 4 haut-parleurs.
· Il a un « cb » lumineux intégré avec 6 fréquences météo.
· Un mini réfrigérateur avec congélateur douze volts.
· Il est super agréable à conduire.
· C'est la limousine des camions.
Alors des idées? J'attends vos suggestions!
05 août 2006
Les trippes d'Isabelle
Il faut lire la lettre touchante qu'Isabelle a écrit à son embryon qu'elle a fait avorté il y a 7 ans. Plein d'émotions, il fait réfléchir. À croire que dans une société qui est pro-choix, les femmes ne sont pas assez informées sur les conséquences psychologiques à long terme d'un avortement. L'avortement est banalisé, alors que la femme en reste marquée à jamais.
04 août 2006
Pamela Chrabieh Badine : en direct de la guerre au Liban.
André m'a fait découvrir le blogue de Pamela (il l'avait découvert grâce à French Lily). Elle se trouve présentement en plein coeur de la guerre au Liban. Sur son blogue, elle témoigne quotidiennement et même d'heure en heure de l'évolution de la guerre et elle publie des photos non censurées de la presse libanaise (coeurs sensibles s'abstenir). Le blogue est un outil incroyablement puissant pour toutes sortes d'applications, il nous donne le point de vue intérieur de la guerre.
Je lui posais des questions dans un courriel avec l'intention de faire un portrait de sa situation pour l'aider à faire connaitre sa vérité. Mais comme ses réponses sont très claires, j'ai laissé tout tel quel. Les questions sont en vert et les réponses en rouge.
Et moi, impuissante, je ne peux que lui souhaiter bonne chance et bon courage. Que la force soit avec toi Pamela!
> Où te trouves-tu en ce moment?
En banlieue de Beyrouth à 300 m d'altitude. Mais nous allons quitter encore un peu mon mari Nicolas et moi chez nos parents à 1000 m d'altitude (c'est le mont Liban).
> Quelle ville?
Le Metn ou Mont-Liban
> Veux-tu être évacuée du Liban?
Nous devions quitter vers la fin août pour Montréal à cause de nos travaux respectifs Nicolas et moi. Mais c'est très dangereux maintenant de fuir. Toutes les routes et les ponts principaux reliant le Liban à la Syrie ont été détruits et des voitures de civils sont constamment pilonnées. Le dernier bateau canadien a évacué des ressortissants canadiens la semaine passée. Il reste 30 000 autres Canadiens au moins au Liban. C'est très difficile donc de dire si on veut être évacué ou pas... Pour des questions de sécurité, et parce qu'on ne peut pas encore laisser nos parents, pas dans ce chaos... Mais si ça tarde plus de deux semaines encore, nous devons sérieusement penser à partir, ne serait-ce que momentanément.
> Désires-tu faire ta vie au Liban ou au Québec?
Entre les deux! C'est ce que nous essayions de faire Nicolas et moi. Nous sommes résidents du Québec, nous y travaillons et payons nos impôts. Et en même temps, nous essayons d'avoir un pied-à-terre au Liban. Citoyens de deux pays.
> Étais-tu en vacances ou y étais-tu pour vivre?
J'étais venue en mars pour poursuivre ma recherche postdoctorale, que je fais entre l'Université de Montréal et l'Université Saint-Joseph au Liban. Je travaille la question de la contribution des jeunes de 25-35 ans à la mémoire de la guerre, l'identité et la citoyenneté (reconstruction nationale). Nicolas m'avait rejoint en juin pour des vacances.
> Que fais-tu au Liban?
Pour le moment, je poursuis ma recherche en dépit de tout, je rédige des messages, des témoignages et des chroniques sur mon blog à propos de toute cette folie meurtrière, je suis rivée aux nouvelles toute la journée et toute la nuit, je tente autant que possible d'aider des réfugiés avec d'autres jeunes, et depuis ce matin, je pense plus sérieusement à faire nos valises pour nous déplacer pour un premier temps chez nos parents.
> Avec quel membre de ta famille es-tu?
Avec mon mari, Nicolas.
> As-tu des enfants?
Non, et heureusement pour le moment. Je ne veux pas qu'ils vivent ce que nous vivons depuis que nous sommes nés (je n'ai pas connu ce que certains veulent dire par la « paix »... En guerre continue, entrecoupée de cessez-le-feu et de statut quo. Même à Montréal, la guerre rattrape et ne lâche pas prise. En matière de guerre, il n'y a pas de frontières géographiques).
> Y'a-t-il des membres de ta famille dont tu es sans nouvelles?
Pour le moment, non! Avant, si. Les cousins de mon mari vivaient à Yaroun, un village situé à la frontière avec Israël et qui a été complètement rasé. Nous n'avions pas de leurs nouvelles pour plusieurs jours. Heureusement qu'ils ont pu fuir pour Beyrouth avant que le massacre n'ait lieu (ah oui! Il n'y a pas que celui de Cana! Il y en a plein d'autres sur tout le territoire libanais!).
> Quel est ton but en faisant ton blogue?
J'avais construit mon blog en mars pour partager mon expérience de la guerre, mes études et publications et mes travaux au niveau du dialogue interreligieux et interculturel.
Depuis le 12 juillet, c'est une lutte que je mène contre la guerre continue, ses faiseurs et cette folie meurtrière. C'est une lutte encore plus intense pour la paix, le dialogue, la solidarité humaine. C'est un témoignage d'une vie empreinte par la guerre, mais aussi par la convivialité et ce que cette dernière peut faire comme miracles. En dépit de tout, j'ai encore l'espoir d'un meilleur lendemain, et du moins, d'un lendemain où l'on pourrait vivre tranquillement dans notre maison, sur notre terre, en toute dignité et liberté.
> Quel âge as-tu (environ)?
29 ans
> Combien de temps as-tu vécu à Montréal?
8 ans
> As-tu de la famille au Québec ou au Canada?
Oui une tante maternelle, Aïda (à Montréal) qui y vit depuis plus de 30 ans.
Nicolas a une tante paternelle (Salma) et sa famille à Montréal qui y vivent depuis près de 30 ans.
Et des amis-es!
Je lui posais des questions dans un courriel avec l'intention de faire un portrait de sa situation pour l'aider à faire connaitre sa vérité. Mais comme ses réponses sont très claires, j'ai laissé tout tel quel. Les questions sont en vert et les réponses en rouge.
Et moi, impuissante, je ne peux que lui souhaiter bonne chance et bon courage. Que la force soit avec toi Pamela!
P.s.: j'apprenais dans le Devoir ce matin, sous la plume d'Alexandre Shields, qu'elle est chercheuse à la chaire de recherche du Canada en Islam, pluralisme et globalisation, à l'Université de Montréal.
> Où te trouves-tu en ce moment?
En banlieue de Beyrouth à 300 m d'altitude. Mais nous allons quitter encore un peu mon mari Nicolas et moi chez nos parents à 1000 m d'altitude (c'est le mont Liban).
> Quelle ville?
Le Metn ou Mont-Liban
> Veux-tu être évacuée du Liban?
Nous devions quitter vers la fin août pour Montréal à cause de nos travaux respectifs Nicolas et moi. Mais c'est très dangereux maintenant de fuir. Toutes les routes et les ponts principaux reliant le Liban à la Syrie ont été détruits et des voitures de civils sont constamment pilonnées. Le dernier bateau canadien a évacué des ressortissants canadiens la semaine passée. Il reste 30 000 autres Canadiens au moins au Liban. C'est très difficile donc de dire si on veut être évacué ou pas... Pour des questions de sécurité, et parce qu'on ne peut pas encore laisser nos parents, pas dans ce chaos... Mais si ça tarde plus de deux semaines encore, nous devons sérieusement penser à partir, ne serait-ce que momentanément.
> Désires-tu faire ta vie au Liban ou au Québec?
Entre les deux! C'est ce que nous essayions de faire Nicolas et moi. Nous sommes résidents du Québec, nous y travaillons et payons nos impôts. Et en même temps, nous essayons d'avoir un pied-à-terre au Liban. Citoyens de deux pays.
> Étais-tu en vacances ou y étais-tu pour vivre?
J'étais venue en mars pour poursuivre ma recherche postdoctorale, que je fais entre l'Université de Montréal et l'Université Saint-Joseph au Liban. Je travaille la question de la contribution des jeunes de 25-35 ans à la mémoire de la guerre, l'identité et la citoyenneté (reconstruction nationale). Nicolas m'avait rejoint en juin pour des vacances.
> Que fais-tu au Liban?
Pour le moment, je poursuis ma recherche en dépit de tout, je rédige des messages, des témoignages et des chroniques sur mon blog à propos de toute cette folie meurtrière, je suis rivée aux nouvelles toute la journée et toute la nuit, je tente autant que possible d'aider des réfugiés avec d'autres jeunes, et depuis ce matin, je pense plus sérieusement à faire nos valises pour nous déplacer pour un premier temps chez nos parents.
> Avec quel membre de ta famille es-tu?
Avec mon mari, Nicolas.
> As-tu des enfants?
Non, et heureusement pour le moment. Je ne veux pas qu'ils vivent ce que nous vivons depuis que nous sommes nés (je n'ai pas connu ce que certains veulent dire par la « paix »... En guerre continue, entrecoupée de cessez-le-feu et de statut quo. Même à Montréal, la guerre rattrape et ne lâche pas prise. En matière de guerre, il n'y a pas de frontières géographiques).
> Y'a-t-il des membres de ta famille dont tu es sans nouvelles?
Pour le moment, non! Avant, si. Les cousins de mon mari vivaient à Yaroun, un village situé à la frontière avec Israël et qui a été complètement rasé. Nous n'avions pas de leurs nouvelles pour plusieurs jours. Heureusement qu'ils ont pu fuir pour Beyrouth avant que le massacre n'ait lieu (ah oui! Il n'y a pas que celui de Cana! Il y en a plein d'autres sur tout le territoire libanais!).
> Quel est ton but en faisant ton blogue?
J'avais construit mon blog en mars pour partager mon expérience de la guerre, mes études et publications et mes travaux au niveau du dialogue interreligieux et interculturel.
Depuis le 12 juillet, c'est une lutte que je mène contre la guerre continue, ses faiseurs et cette folie meurtrière. C'est une lutte encore plus intense pour la paix, le dialogue, la solidarité humaine. C'est un témoignage d'une vie empreinte par la guerre, mais aussi par la convivialité et ce que cette dernière peut faire comme miracles. En dépit de tout, j'ai encore l'espoir d'un meilleur lendemain, et du moins, d'un lendemain où l'on pourrait vivre tranquillement dans notre maison, sur notre terre, en toute dignité et liberté.
> Quel âge as-tu (environ)?
29 ans
> Combien de temps as-tu vécu à Montréal?
8 ans
> As-tu de la famille au Québec ou au Canada?
Oui une tante maternelle, Aïda (à Montréal) qui y vit depuis plus de 30 ans.
Nicolas a une tante paternelle (Salma) et sa famille à Montréal qui y vivent depuis près de 30 ans.
Et des amis-es!
03 août 2006
Loi interdisant la distribution de sacs de plastique non biodégradables
Stéphan Tremblay, avec qui j'ai fait quelques années au secondaire, qui est député du Lac-St-Jean (oui oui, c'est celui qui avait sorti la chaise du parlement) , fait signer une pétition afin que les sacs de plastique non biodégradables soient interdits au Québec. Vous pouvez la signer ici. Aller voir les photos des animaux qui bouffent ces dits sacs, ça se digère mal comme on dit! Il y a aussi des tas de liens intéressants qui nous informent des faits sur les sacs de plastique dans le monde.
Merci à Pat Lévesque pour le courriel me transmettant la pétition.
(ça va faire les vacances là! Je rentre travailler la semaine prochaine)
Merci à Pat Lévesque pour le courriel me transmettant la pétition.
(ça va faire les vacances là! Je rentre travailler la semaine prochaine)
17 juillet 2006
Julian Beever à Montréal

Vous connaissez cet artiste anglais? Il peint à la craie directement sur les trottoirs en une dimension, mais quand on prend une photo à son point de fuite, le dessin apparaît en trois D. Il est vraiment bourré de talent, ses oeuvres sont saisissantes.
Je lui ai demandé pour quoi la craie puisque c'est éphémère? Parce que ça lui prend déjà plus de trois jours pour faire chaque tableau et avec de la peinture, ça prendrait encore plus de temps à cause du séchage.

Jeudi dernier, il entamait sa première oeuvre pour son commanditaire, mais il m'a montré des esquisses de ce qu'il fera pour sa prochaine oeuvre. Une cascade, j'ai hâte d'aller m'y tremper les pieds!
Mur mur mur mur mur mur
Quelques moments au festival juste pour rire

Ce que j'aime par-dessus tout dans le festival juste pour rire, c'est le théâtre de rue. Plus particulièrement les personnages fantastiques qui se promènent dans la foule à son grand étonnement. Les dinosaures m'ont vrai
ment impressionné par leur réalisme. Si vous avez la chance d'aller les voir, ça vaut la peine, ne serait-ce que pour les cinq minutes que durent leur admiration. Il y a une telle créativité dans ce festival, les décors sont magiques et la ville prend un tout autre dynamisme. Les édifices servent d'arrière-scène et on les décore avec des faisceaux lumineux qui en changent l'architecture. Le moindre édifice, arbre, lampadaire est prétexte à la créativité. Les lumières colorées
et vives qui me surprennent à chaque fois. Si vous vous arrêtez au jeu de poche... Vous essayerez de battre mon pointage : 610 (y' avait un peu de chance là-dedans, mais j'étais un peu gênée, parce que j'avais l'air de la fille qui joue aux poches dans ses temps libres...)
Carte postale du Havre
Carte postale de la Côte-Nord
Comme toute carte postale qui se respecte, celle-ci est en retard de deux semaines.Je regrette déjà la fraîcheur de mes vacances sur la Côte-Nord quand je suffoque à 34 degrés sur mon balcon.
Quand notre répartiteur nous a dit qu'il n'y avait pas beaucoup d'ouvrage ces temps-ci, on n'a pas bronché et en moins de deux, la Tercel était paquetée pour la Côte-Nord. La pauvre, elle ne roule quasiment pas! Ses freins rouillent tellement ils sont sous-utilisés. On lui a fait faire son 100 000e kilomètre pour sa septième année. Des petites vacances de 3200 kilomètres en 8 jours (on a fait un crochet par le Lac-Saint-Jean pour dire coucou à la famille). Vous vous demandiez si les routiers roulaient pendant leurs vacances? Quand même pas mal moins que pendant qu'ils travaillent!
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