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29 août 2008

Pecos,Tx

Nous avons livré du BioK à Dallas. Je ne m'étais pas rendu compte que c'était un produit québécois, je vais en prendre une double ration la prochaine fois, comme c'est un produit local!

Parlant de produits locaux, voici ce qui pousse, ici à Pecos. Des melons. Ils dégageaient un délicieux arôme sucré, masquant l'odeur du pétrole ambiant. Le pétrole est abondant, ça se sent. (Cette partie du Texas a comme une odeur de vaseline en permanence).
Pecos se targue d’avoir tenu le premier rodéo 1883. De vrais cowboys donc, avec des ranchs et des pick-up tout partout. Comme on se trouve en plein désert du Chihuahua, le sol parait très aride. C’est pour cela que je suis étonnée qu’on y cultive avec une telle abondance les melons qui ont besoin d’eau pour pousser. Où prennent-ils l’eau nécessaire à l’agriculture? Dans leur réserve aquifère, une ressource non renouvelable. L’agriculture oui, mais pour combien de temps encore?

Pecos n’était qu’un petit arrêt, nous continuons de dérouler l’asphalte jusqu’en Arizona.

06 février 2007

El Paso en odorama

Je vous propose pour la première fois sur un blogue, une expérience en odorama! Cette expérience devra être tentée avec la supervision d'un adulte. Pour l'expérience, il vous faut :

Une serviette,
Une casserole,
100g de gelée de pétrole,
facultatif : 4 amis fumeurs.

Pour de meilleurs résultats, faites l'expérience dans un garage la porte fermée avec une voiture au moteur allumé.
C'est encore mieux si vous avez une voiture au diésel ou un camion.



  • Mettez la gelée de pétrole à feu doux jusqu'à ce qu'elle fonde.

  • Demandez à vos amis d'allumer leurs cigarettes (ou autre chose) et de fumer comme des pompiers dans la même pièce.


  • Respirez normalement pendant toute la durée de l'opération.


  • Quand la gelée de pétrole frémit, mettez une grande serviette sur la tête de vos amis qui ont toujours la cigarette au bec et mettez-vous la tête au dessus du chaudron. Attention de ne pas vous brulez le visage pendant cette opération.


  • Fermez-vous les yeux et humez. Transportez-vous directement vers El Paso, ou Mexico c'est selon.


C'est l'fun hein?



P.s: Je ne me tiens pas responsable des brulures ou des incendies provoqués par la mauvaise manipulation des éléments ci-haut.

03 février 2007

Que dirait un Maya d'El Paso?

C'est seule photo digne d'être vue. Le reste est plutôt moche.

Nous sommes allés au centre-ville d’El Paso pour voir ce qu’elle avait dans le ventre. En plein lundi midi, son centre-ville est plutôt animé de passants déglingués croisant de rares piétons plus chics, de petites boutiques vendent des chinoiseries, mais il est étonnant de constater l’absence totale de produits locaux et authentiques. Il y avait par contre ce calendrier maya, qui est plutôt une relique qu’un bien faisant partie intégrante de leur culture. Beaucoup de sans-abris nous ont quêté de l’argent, en fait, je n’en avais jamais vu autant d’un seul coup. Quelques bâtiments à l’architecture soignés ont attiré mon attention, sans plus, c’est plutôt l’architecture délabrée qui volait la vedette.

Je dois avouer que c’est une des villes les plus polluées qu’il m’ait été donné de visiter. L’air est si dégueulasse (ça ne parait pas sur cette photo), qu’on a peine à respirer, un gros nuage de smog flotte sur toute la région, ça sent le pétrole et le monoxyde de carbone. Les El Pasiens (??) ne vivent plus dans le centre-ville sauf s’ils sont pauvres. Dommage. Ils ont tous une petite maison parfois coquette, parfois moche. Mais 650 000 miles habitants qui vivent dans un bungalow, ça s’étend sur 75 kilomètres de long et ça manque de convivialité, comme la plupart des petites villes nord-américaines d’ailleurs. C’est une ville qui ne contrôle absolument pas son étalement urbain. Ironiquement, la réserve militaire de Fort Bliss, qui s’étend sur des centaines de kilomètres carrés, préserve la nature contre l’étalement urbain! Peut-être que c’est ce que ça nous prendrait au Québec pour préserver des territoires! (Sic)

Fort Bliss, c’est bien là que sont présentement les soldats canadiens issus de la base de Valcartier au Québec pour s’entrainer dans des conditions plus similaires à celles de l’Afghanistan. Il y a bien un autre endroit qui est préservé de toutes constructions, c’est le parc dans la montagne, où de toute façon personne ne voudrait habiter, parce qu’on a une vue sur la laideur du smog.

Je n’ai vu aucun restaurant, ni aucun café, où j’aurais eu envie de mettre les pieds, alors que je trouvais la ville de Laredo plutôt laide, je la trouve pas mal plus belle et conviviale maintenant que je la compare avec El Paso. On a cherché une terrasse pour se prendre en photo au soleil pour vous faire suer un peu, mais en vain. À part la terrasse du McDo, il n’y avait rien. Déceptions. On a dû reprendre Fuego et sortir du centre pour se rabattre sur un café Starbuck à l’ambiance formatée, mais tout de même relaxante. Bien calés sur de beaux fauteuils bien rembourrés sirotant un café, respirant l’air filtré, on regardait par la fenêtre la terrasse bruyante et les voitures passer sur l’autoroute 10 à 20 mètres. N’est-ce pas ce qui nous attend si on ne fait rien? Être confiné à l’intérieur à l’air filtré et conditionné, parce qu’il y a trop de bruits, trop de pollution et trop laideur?

Ce qui m’a choquée le plus, c’est que je suis allée voir sur deux sites pour savoir quels étaient les niveaux de pollution de la ville. Sur le site de l’organisme sans but lucratif
scorecard.org, on dit que le comté d’El Paso fait partie des 10 % des endroits les plus pollués aux États-Unis. Sur le site du gouvernement du Texas, alors qu’on avait peine à respirer, on disait que l’air était parfaitement santé. Ce qui me fait dire que les Texans dorment au gaz d’échappement.

El Paso a le mérite de nous faire réfléchir aux contraintes qu’amène la pollution et à notre futur collectif, nous, qui, à force de croire que la voiture nous apporte de la liberté, en somme devenus prisonnier.
Posted by Picasa

16 janvier 2006

Un BBQ dans une roue...


Le BBQ au Texas, c’est la tradition. Chaque maison, de même que chaque lieu de travail ont leur propre BBQ. Et si on n’a pas les moyens de s’en acheter un, qu’à cela ne tienne, on s’en fabrique un ! Ici, les BBQ ne se font pas au gaz ou avec des briquettes comme chez nous, mais avec un feu de bois de mesquite (photo). C’est un bois franc très dur qui pousse dans le climat aride du Texas. Et pas besoin d’aller le bûcher soi-même, on en vend dans toutes les épiceries. Il n’est pas rare ici de voir des gens de bureau se faire un festin au BBQ pour l’après-midi (le dîner se prend vers 14 heures au Texas et au Mexique).

Quelle chance en ce vendredi 13 de voir et goûter un tel spectacle ! Pendant que nous attendions notre prochaine assignation, nous avons eu la chance de voir à l’œuvre un employé (j’ai oublié son nom…) qui travaille pour CAT au terminal de Laredo. Avec des bûches de bois de mesquite, il a fait un feu dans une roue de remorque. (Débrouillards ces Texans !!!) Ensuite, il y a directement déposé, ce que j’appellerai un wok texan, parce qu’il a quatre longues pattes de métal d’environ 30 cm. Il a fait revenir de la viande de bœuf, de porc et de poulet (en saucisse) avec de l’oignon, qu’il a mouillé de bière. Quand ce fut cuit, il a ajouté des piments de toutes les couleurs et des tomates. À la toute fin, il a déposé de la coriandre. Il y en avait pour tous les employés de bureau et du garage (ils sont environ 15-20). Il en est resté pour les chauffeurs qui rodaient autour du feu… Nous avons roulé le mélange chaud et odorant dans des tortillas de farine de maïs. C’était vraiment délicieux !