Ce matin, j'ai coupé le brouillard avec le museau de Fuego dans l'Ohio. Nous nous dirigeons en ce moment vers Laredo au Texas et nous y serons demain après-midi. Cette semaine, nous avons déjà mis les roues dans l'Alabama à Birmingham et ensuite à Rome en Georgie pour revenir au Canada. Dormir, conduire, mon métro-boulot-dodo à moi. Allez, je retourne au volant si nous voulons y être pour demain!
Des nouvelles bientôt!
Je suis camionneuse. Le camion, c’est mon bureau, les routes de l’Amérique, mon territoire. Je travaille avec des millions de collègues qui sillonnent ces couloirs, le jour, comme la nuit. Ma vie de tous les jours n’a rien d’ordinaire. Quand je me lève, je suis toujours ailleurs. Je me réveille dans une autre ville, un autre climat, un autre paysage. Mon bureau a une vue panoramique. Venez la contempler avec moi!
15 septembre 2006
10 septembre 2006
Fuego a son resto à New York!
Déjà très populaire le jeune Fuego...
Gérald m'a gentiment signalé par courriel l'article de Richard Hétu de La Presse de Montréal. Je le reproduis ici puisqu'il n'est plus disponible (j'sais pas si j'ai le droit... enfin on verra bien ce qui arrivera...)
Le dimanche 03 septembre 2006
À New York, au resto des Québécois
Richard Hétu
La Presse
New York
Mine de rien, un trio de Québécois vient d'ouvrir un restaurant à New York, sur St. Mark's Place, dans le quartier East Village.Ce n'est pas une cabane à hot-dogs, comme celle de François Galarneau, mais un resto-bar où l'on peut boire des vins argentins et déguster des mets cubains (à un plat près : le pâté chinois). Ça s'appelle Café Fuego et, s'il n'en tient qu'à son principal investisseur, Gabriel Aubry, ça fera des petits.«On va essayer d'en ouvrir un autre à Montréal, puis un autre à Los Angeles», dit Aubry, le mannequin préféré de Versace, Ralph Lauren et Hugo Boss, attablé dans son nouveau resto.
Café Fuego a commencé à recevoir des clients il y a un peu plus de deux semaines. Sauf erreur, c'est la première fois qu'on peut mettre les pieds dans un restaurant new-yorkais appartenant à des compatriotes de Galarneau, le héros du roman de Jacques Godbout.«Je ne me serais pas lancé dans cette aventure uniquement avec des Américains», raconte Aubry, qui vit entre le Vieux-Montréal, New York, Los Angeles et Miami. «Si ça m'intéresse, c'est que j'ai des partenaires québécois.»En l'occurrence : Stéphane et Alain Bibeau, deux Sherbrookois d'origine, âgés respectivement de 36 et 46 ans, qui vivent aux États-Unis depuis une dizaine d'années. Dans une autre vie, les deux frères ont ouvert un restaurant appelé Pizza, Pizza, dans le quartier montréalais de Côte-des-Neiges.Aujourd'hui, le cadet touche aussi à la production à New York, où il fraie avec les Oliver Stone et les Wyclef Jean. Quant à l'aîné, il est de retour à Manhattan après deux années à Miami, où il a été gérant dans un hôtel de South Beach. Pendant des années, il a occupé la même fonction chez Steak Frites, un restaurant de la 16e Rue, situé tout près de Union Square.«La mentalité québécoise est pas pareille», explique Gabriel Aubry, blond, grand et élancé, avant de dévorer un demi-poulet. «On est plus naïfs, moins avares.»Le bel Adonis est bien connu des amants de la mode et des amateurs de potins. Quand il dit «ma blonde», il parle de l'actrice Halle Berry, une des plus belles femmes au monde.Se peut-il que la vedette hollywoodienne trouve enfin le bonheur dans les bras d'un Québécois ? Deux fois divorcée, maintes fois déçue, Halle Berry fréquente Aubry depuis bientôt un an.«J'ai un homme maintenant, et ça va vraiment bien», a déclaré Berry le 26 mai dernier, à l'émission de David Letterman. «Je ne veux surtout pas gâcher ça.»À sa manière ironique, Letterman a interrogé Berry sur Aubry, cherchant à savoir si le Québécois était plus qu'un beau gars.Berry a répondu en annonçant que son nouvel homme ouvrait un restaurant à New York. Elle a donné le nom et l'adresse de Café Fuego. Dès le lendemain, les curieux ont commencé à affluer au 9 St. Mark's Place. Une deuxième vague a suivi après la rediffusion en juillet de la même émission de Letterman. Malheureusement, le restaurant n'a ouvert ses portes que le mois dernier.N'empêche : le problème de la publicité ne se pose pas pour le Café Fuego. Vendredi soir, le restaurant de 80 places était bondé. Au plus fort de la soirée, un photographe du Daily News est venu croquer des scènes.«C'est extraordinaire, a dit hier Alain Bibeau, le gérant. Ça ne peut que grossir.»Café Fuego doit son menu à Eduardo Bover, un chef originaire de La Havane. Le restaurant doit son nom et sa décoration à Gabriel Aubry.«C'est un peu comme chez moi ici, dit-il. C'est la même ambiance, les mêmes murs de brique, les mêmes poutres en bois.»Il y a évidemment des différences importantes entre son loft du Vieux-Montréal et son restaurant de New York, à commencer par le magnifique bar en acajou du Café Fuego.«Je l'ai trouvé sur eBay», dit Aubry, en faisant allusion au site Internet. Construit en 1882, le bar a orné le Driftwood Inn jusqu'à la fermeture récente de l'établissement de Greenpoint, à Brooklyn.Aubry a aussi trouvé une rampe en fer forgé dans un marché aux puces de Savannah, en Géorgie. Il l'a installée sur le limon de l'escalier menant aux toilettes. Il aime construire des choses de ses propres mains, faisant partie d'une famille de neuf enfants dont cinq ont travaillé dans la construction.«Je les ai salies, mes mains, dit-il. J'arrive pas ici avec des ongles vernis.»
Gérald m'a gentiment signalé par courriel l'article de Richard Hétu de La Presse de Montréal. Je le reproduis ici puisqu'il n'est plus disponible (j'sais pas si j'ai le droit... enfin on verra bien ce qui arrivera...)
Le dimanche 03 septembre 2006
À New York, au resto des Québécois
Richard Hétu
La Presse
New York
Mine de rien, un trio de Québécois vient d'ouvrir un restaurant à New York, sur St. Mark's Place, dans le quartier East Village.Ce n'est pas une cabane à hot-dogs, comme celle de François Galarneau, mais un resto-bar où l'on peut boire des vins argentins et déguster des mets cubains (à un plat près : le pâté chinois). Ça s'appelle Café Fuego et, s'il n'en tient qu'à son principal investisseur, Gabriel Aubry, ça fera des petits.«On va essayer d'en ouvrir un autre à Montréal, puis un autre à Los Angeles», dit Aubry, le mannequin préféré de Versace, Ralph Lauren et Hugo Boss, attablé dans son nouveau resto.
Café Fuego a commencé à recevoir des clients il y a un peu plus de deux semaines. Sauf erreur, c'est la première fois qu'on peut mettre les pieds dans un restaurant new-yorkais appartenant à des compatriotes de Galarneau, le héros du roman de Jacques Godbout.«Je ne me serais pas lancé dans cette aventure uniquement avec des Américains», raconte Aubry, qui vit entre le Vieux-Montréal, New York, Los Angeles et Miami. «Si ça m'intéresse, c'est que j'ai des partenaires québécois.»En l'occurrence : Stéphane et Alain Bibeau, deux Sherbrookois d'origine, âgés respectivement de 36 et 46 ans, qui vivent aux États-Unis depuis une dizaine d'années. Dans une autre vie, les deux frères ont ouvert un restaurant appelé Pizza, Pizza, dans le quartier montréalais de Côte-des-Neiges.Aujourd'hui, le cadet touche aussi à la production à New York, où il fraie avec les Oliver Stone et les Wyclef Jean. Quant à l'aîné, il est de retour à Manhattan après deux années à Miami, où il a été gérant dans un hôtel de South Beach. Pendant des années, il a occupé la même fonction chez Steak Frites, un restaurant de la 16e Rue, situé tout près de Union Square.«La mentalité québécoise est pas pareille», explique Gabriel Aubry, blond, grand et élancé, avant de dévorer un demi-poulet. «On est plus naïfs, moins avares.»Le bel Adonis est bien connu des amants de la mode et des amateurs de potins. Quand il dit «ma blonde», il parle de l'actrice Halle Berry, une des plus belles femmes au monde.Se peut-il que la vedette hollywoodienne trouve enfin le bonheur dans les bras d'un Québécois ? Deux fois divorcée, maintes fois déçue, Halle Berry fréquente Aubry depuis bientôt un an.«J'ai un homme maintenant, et ça va vraiment bien», a déclaré Berry le 26 mai dernier, à l'émission de David Letterman. «Je ne veux surtout pas gâcher ça.»À sa manière ironique, Letterman a interrogé Berry sur Aubry, cherchant à savoir si le Québécois était plus qu'un beau gars.Berry a répondu en annonçant que son nouvel homme ouvrait un restaurant à New York. Elle a donné le nom et l'adresse de Café Fuego. Dès le lendemain, les curieux ont commencé à affluer au 9 St. Mark's Place. Une deuxième vague a suivi après la rediffusion en juillet de la même émission de Letterman. Malheureusement, le restaurant n'a ouvert ses portes que le mois dernier.N'empêche : le problème de la publicité ne se pose pas pour le Café Fuego. Vendredi soir, le restaurant de 80 places était bondé. Au plus fort de la soirée, un photographe du Daily News est venu croquer des scènes.«C'est extraordinaire, a dit hier Alain Bibeau, le gérant. Ça ne peut que grossir.»Café Fuego doit son menu à Eduardo Bover, un chef originaire de La Havane. Le restaurant doit son nom et sa décoration à Gabriel Aubry.«C'est un peu comme chez moi ici, dit-il. C'est la même ambiance, les mêmes murs de brique, les mêmes poutres en bois.»Il y a évidemment des différences importantes entre son loft du Vieux-Montréal et son restaurant de New York, à commencer par le magnifique bar en acajou du Café Fuego.«Je l'ai trouvé sur eBay», dit Aubry, en faisant allusion au site Internet. Construit en 1882, le bar a orné le Driftwood Inn jusqu'à la fermeture récente de l'établissement de Greenpoint, à Brooklyn.Aubry a aussi trouvé une rampe en fer forgé dans un marché aux puces de Savannah, en Géorgie. Il l'a installée sur le limon de l'escalier menant aux toilettes. Il aime construire des choses de ses propres mains, faisant partie d'une famille de neuf enfants dont cinq ont travaillé dans la construction.«Je les ai salies, mes mains, dit-il. J'arrive pas ici avec des ongles vernis.»
09 septembre 2006
Télégramme de Montréal
Enfin rentrés chez-nous stop. Me suis versé un whisky on the rock stop. Ça sent meilleur que ça goûte stop. Comme si j'avais Fuego dans la gorge stop. Ai pris le premier bain depuis 12 jours stop. N'ai pas atteint l'état de relaxation souhaité stop. Difficultés à dormir stop. Manque un moteur de camion dans mon lit stop. Si vous savez où l'on vend couchettes vibrantes, envoyez commentaire stop.
02 septembre 2006
Vieux barils, bon whisky!
Contexte : Nous sommes repartis courir l'Amérique avec Fuego, cette fois pour Clarksville au Tennessee. Un voyage court pour notre équipe et sans histoire si ce n'est que nous n'avons pas arrêté de rouler pendant 20 heures et que nous sommes arrivés avec huit heures d'avance pour dormir un peu. Au matin, nous étions les premiers sur la liste de rendez-vous du client et en moins de deux, il a déchargé nos onze rouleaux géants de papier multicouche employé dans la fabrication de verres jetables. Fin prêts pour notre prochaine affectation, nous sommes vite repartis pour Charlestown en Indiana, à trois heures et demie de conduite. C'est là qu'on remplira le ventre de Fuego de fûts de chêne pour le compte d'une fabrique de whisky canadien.
Nous arrivons lentement à notre nouvelle destination, c'est la première fois que nous y mettons les roues. À l'autre bout de Charlestown, une petite ville bien ordinaire comme des milliers d'autres aux États-Unis, nous reconnaissons le client comme si nous y étions déjà allés à cause de l'empilade de futailles bien visible de la route. Les effluves raffinés du Bourbon nous montent au nez, les barriques en sont encore toutes mouillées.
Tandis que quelques Latinos-Américains se chargent d'empiler les tonneaux un à un en les faisant rouler dans la r
emorque, j'explore le terrain. Un chat tout maigre, de la couleur du caramel, comme s'il avait trempé dans un tonneau de liquide blond, se fraye un chemin parmi les tonneaux de bois. J'ai beau miauler pour l'amadouer, rien n'y fait. S'il avait su que je me serais départie volontiers d'un peu de mon goûter pour le flatter, peut-être aurait-il consenti à m'approcher? Il me regarde de loin avec ses yeux jaunes intrigués, mais dès que je m'avance, il prend la fuite entre les barils.

Richard explore de son côté quand je le surprends à respirer les vapeurs dans des barils! Ça sent bon! Un parfum incroyable, un mélange de miel, de caramel et de chêne mouillé. J'aurais voulu vous transmettre les odeurs virtuellement, pour quand le « blogodorant »?
Dans cette tonnellerie, on ne fabrique pas les tonneaux, mais on les répare pour les acheminer aux quatre coins du globe où l'on élabore des eaux-de-vie. Écosse, Angleterre, Philippines, Canada ne sont que quelques pays dont on m'a cité le nom. La petite entreprise de l'Indiana achète ses barils usagés des distilleries de Bourbon du Kentucky, là où l'on utilise les barils de chêne qu'une seule fois, au grand plaisir des distilleries du monde entier qui en tire profit en les obtenant à moindre coût déjà imprégnés de whisky pour bonifier le leur. Les barils considérés inutilisables pour les alcools seront vendus à des commerces de détail pour usages détournés par exemple comme jardinières de bois.
À l'intérieur du hangar sombre, dans l'un des seul
s rayons de lumière, s'active un tonnelier dans toute sa splendeur. Le faisceau lumineux jette sur lui un éclairage théâtral, comme s'il était là pour donner un spectacle empreint de réalité. Je le salue dans sa langue et il me sourit candidement surpris que je l'aborde en espagnol. Dans ses yeux remplis d'espoir, je sens qu'il est doué pour le bonheur, il respire la joie de vivre. Ne serait pas heureux qui veut, à exercer un tel métier physique, peu valorisé et que j'imagine peu rémunéré. Il est venu aux États-Unis pour faire un coup d'argent pendant 2 ou 3 ans et rapporter ses rêves au Honduras. Je lui demande si je peux faire quelques photos de lui à l'oeuvre, son visage s'illumine d'enchantement que je m'intéresse à son travail. Il a la gentillesse de me montrer les rudiments de sa profession de tonnelier qu'il a acquise fièrement en un an.
D'abord, il examine chacun des tonneaux en les roulant sur le côté et avec une craie blanche, il marque les planches à changer. Certains nécessitent plus de cinq nouvelles pièces, d'autres qu'une seule. Avec une masse et une enclume, il donne des coups sur les cerceaux de fer pour les faire sortir. Le bruit du marteau frappant sur du métal m'assourdit un peu. Il laisse seulement une bague d'acier à la base pour tenir les précieuses douves odorantes ensemble. J'apprends que l'intérieur de chaque tonneau est brûlé, parce qu'une fois ouvert, je constate qu'il est tout noir comme du bois braisé. Le baril est encore tout mouillé de whisky, Eli se prend un menu morceau de ce bois noir pour le suçoter pendant son labeur. Une petite chose de la vie qui ajoute à son bonheur. Eli va se chercher des planches en bon état sur d'autres barils et les ramène près du sien qu'il fera renaître. Quand vient le temps de sceller le tout, il utilise un matériau dont il ignore lui-même le nom, ça ressemble à de la canne à sucre ou à du bambou. C'est malléable et il se sert de cette branche mouillée pour ajuster les douves du baril pour le rendre parfaitement étanche.
Eli m'explique tellement bien, que je pourrais presque commencer, moi aussi, le travail de tonnelière en suçotant un morceau de chêne brûlé imprégné de bourbon du Kentucky! Voilà ce que j'exprime à la blague au patron quand il arrive avec les papiers. Il rit, mais ne semble pas tellement d'accord avec moi... Camionneuse, ça convient beaucoup mieux pour une fille!
Pour une dernière fois, je salue Éli en lui souhaitant bonne chance dans la poursuite de ses rêves auprès des siens au Honduras.
Le chat me suit toujours entre les barils et je miaule pour lui dire au revoir. Peut-être osera-t-il m'approcher la prochaine fois? L'apprivoisement représente un travail de longue haleine dont je n'ai pas le loisir de pratiquer aujourd'hui. Vite, il faut rouler! Il y a du whisky canadien qui attend son lit de chêne pour s'y coucher quelques années et s'y bonifier. Voyez, ce qu'on est utile les camionneurs!

Fuego repart avec le ventre rempli d'effluves de bourbon, il est bien content, ça lui enlève les relents de caoutchouc dont il est imprégné! Et le voici posant fièrement devant des tonneaux à la distillerie de whisky canadien de Valleyfield au Québec.
Nous arrivons lentement à notre nouvelle destination, c'est la première fois que nous y mettons les roues. À l'autre bout de Charlestown, une petite ville bien ordinaire comme des milliers d'autres aux États-Unis, nous reconnaissons le client comme si nous y étions déjà allés à cause de l'empilade de futailles bien visible de la route. Les effluves raffinés du Bourbon nous montent au nez, les barriques en sont encore toutes mouillées.
Tandis que quelques Latinos-Américains se chargent d'empiler les tonneaux un à un en les faisant rouler dans la r
emorque, j'explore le terrain. Un chat tout maigre, de la couleur du caramel, comme s'il avait trempé dans un tonneau de liquide blond, se fraye un chemin parmi les tonneaux de bois. J'ai beau miauler pour l'amadouer, rien n'y fait. S'il avait su que je me serais départie volontiers d'un peu de mon goûter pour le flatter, peut-être aurait-il consenti à m'approcher? Il me regarde de loin avec ses yeux jaunes intrigués, mais dès que je m'avance, il prend la fuite entre les barils. 
Richard explore de son côté quand je le surprends à respirer les vapeurs dans des barils! Ça sent bon! Un parfum incroyable, un mélange de miel, de caramel et de chêne mouillé. J'aurais voulu vous transmettre les odeurs virtuellement, pour quand le « blogodorant »?
Dans cette tonnellerie, on ne fabrique pas les tonneaux, mais on les répare pour les acheminer aux quatre coins du globe où l'on élabore des eaux-de-vie. Écosse, Angleterre, Philippines, Canada ne sont que quelques pays dont on m'a cité le nom. La petite entreprise de l'Indiana achète ses barils usagés des distilleries de Bourbon du Kentucky, là où l'on utilise les barils de chêne qu'une seule fois, au grand plaisir des distilleries du monde entier qui en tire profit en les obtenant à moindre coût déjà imprégnés de whisky pour bonifier le leur. Les barils considérés inutilisables pour les alcools seront vendus à des commerces de détail pour usages détournés par exemple comme jardinières de bois.
À l'intérieur du hangar sombre, dans l'un des seul
s rayons de lumière, s'active un tonnelier dans toute sa splendeur. Le faisceau lumineux jette sur lui un éclairage théâtral, comme s'il était là pour donner un spectacle empreint de réalité. Je le salue dans sa langue et il me sourit candidement surpris que je l'aborde en espagnol. Dans ses yeux remplis d'espoir, je sens qu'il est doué pour le bonheur, il respire la joie de vivre. Ne serait pas heureux qui veut, à exercer un tel métier physique, peu valorisé et que j'imagine peu rémunéré. Il est venu aux États-Unis pour faire un coup d'argent pendant 2 ou 3 ans et rapporter ses rêves au Honduras. Je lui demande si je peux faire quelques photos de lui à l'oeuvre, son visage s'illumine d'enchantement que je m'intéresse à son travail. Il a la gentillesse de me montrer les rudiments de sa profession de tonnelier qu'il a acquise fièrement en un an.D'abord, il examine chacun des tonneaux en les roulant sur le côté et avec une craie blanche, il marque les planches à changer. Certains nécessitent plus de cinq nouvelles pièces, d'autres qu'une seule. Avec une masse et une enclume, il donne des coups sur les cerceaux de fer pour les faire sortir. Le bruit du marteau frappant sur du métal m'assourdit un peu. Il laisse seulement une bague d'acier à la base pour tenir les précieuses douves odorantes ensemble. J'apprends que l'intérieur de chaque tonneau est brûlé, parce qu'une fois ouvert, je constate qu'il est tout noir comme du bois braisé. Le baril est encore tout mouillé de whisky, Eli se prend un menu morceau de ce bois noir pour le suçoter pendant son labeur. Une petite chose de la vie qui ajoute à son bonheur. Eli va se chercher des planches en bon état sur d'autres barils et les ramène près du sien qu'il fera renaître. Quand vient le temps de sceller le tout, il utilise un matériau dont il ignore lui-même le nom, ça ressemble à de la canne à sucre ou à du bambou. C'est malléable et il se sert de cette branche mouillée pour ajuster les douves du baril pour le rendre parfaitement étanche.
Eli m'explique tellement bien, que je pourrais presque commencer, moi aussi, le travail de tonnelière en suçotant un morceau de chêne brûlé imprégné de bourbon du Kentucky! Voilà ce que j'exprime à la blague au patron quand il arrive avec les papiers. Il rit, mais ne semble pas tellement d'accord avec moi... Camionneuse, ça convient beaucoup mieux pour une fille!
Pour une dernière fois, je salue Éli en lui souhaitant bonne chance dans la poursuite de ses rêves auprès des siens au Honduras.
Le chat me suit toujours entre les barils et je miaule pour lui dire au revoir. Peut-être osera-t-il m'approcher la prochaine fois? L'apprivoisement représente un travail de longue haleine dont je n'ai pas le loisir de pratiquer aujourd'hui. Vite, il faut rouler! Il y a du whisky canadien qui attend son lit de chêne pour s'y coucher quelques années et s'y bonifier. Voyez, ce qu'on est utile les camionneurs!

Fuego repart avec le ventre rempli d'effluves de bourbon, il est bien content, ça lui enlève les relents de caoutchouc dont il est imprégné! Et le voici posant fièrement devant des tonneaux à la distillerie de whisky canadien de Valleyfield au Québec.
24 août 2006
Et le gagnant est....

FUEGO!
Mijo qui a soumi le nom gagne du sirop de «prikly pears» soit du sirop de poire catcus accompagné d'un mini-livret de recette. (au moment d'écrire ces lignes, j'ai déjà bu quelques margaritas à base ce sirop... bloup!),
(vous m'excuserez, mais je suis incapable de compter les votes dans cet état... je crois qu'on peut quand même dire qu'à l'oeil, Fuego était favori, Alexis en deuxième et Rapporteur en 3e)

Ainsi qu'un mélange de farine biologique à base de maïs bleu et de graines de pavot pour faire des biscuits. (Génial, elle nous en fera part sur son blogue!)

L'indomptable André Tremblay avec la soumission du nom d'Alexis le trotteur se mérite un sauce forte prénommé «Diablo Pepper». Dès qu'il s'en mettra une goutte sur la langue, le nom de Fuego lui rentrera dans la tête!

Et TECKEL, qui a soumi le nom de rapporteur, se voit remmettre le prix de friandises aux poires cactus, un genre de gelée à base de ce fruit.
Félicitation à tous les gagnants, et merci à tous les participants! Vous avez fracassé tous les records!
Sandra
De retour à Montréal
Je suis à la maison. Nous sommes arrivés à 4 heures ce matin. C'est aussi ça être camionneur, arriver à toutes heures...
Je compile les votes aujourd'hui, je vous en fait part d'ici demain matin où je dévoilerai les prix des trois finalistes. Ils ne seront pas déçus je vous le garanti!
En attendant, je vais aller enlever mes bandages de zombie.
Sandra
p.s.: plusieurs n'ont pas compris l'allusion au zombie. Voilà. J'explique. Quand on est extrêmement fatigué, on a l'air d'un zombie ambulant. Un zombie est emballé avec des bandelettes. Alors, ce n'était qu'une image, j'avoue tirée par les cheveux, qu'en allant me coucher (en enlevant mes bandages de zombie), je recouvrerais l'énergie. (bon d'accord, ce n'était pas ma meilleure, mais avouez que pour un zombie, elle était pas mal poussée...)
Je compile les votes aujourd'hui, je vous en fait part d'ici demain matin où je dévoilerai les prix des trois finalistes. Ils ne seront pas déçus je vous le garanti!
En attendant, je vais aller enlever mes bandages de zombie.
Sandra
p.s.: plusieurs n'ont pas compris l'allusion au zombie. Voilà. J'explique. Quand on est extrêmement fatigué, on a l'air d'un zombie ambulant. Un zombie est emballé avec des bandelettes. Alors, ce n'était qu'une image, j'avoue tirée par les cheveux, qu'en allant me coucher (en enlevant mes bandages de zombie), je recouvrerais l'énergie. (bon d'accord, ce n'était pas ma meilleure, mais avouez que pour un zombie, elle était pas mal poussée...)
21 août 2006
Tacos de desayuno ou régal à 1 $
Contexte : arrivés la veille à Laredo, trop tard pour livrer la remorque, nous partons tôt le lendemain matin.
Le parc industriel dort encore à cette heure matinale, sauf ce petit restaurant ambulant, déjà prêt à nourrir les travailleurs. Nous nous sommes mis en route au lever pour éviter la cohue des boulevards et arriver à point comme la tortue de la fable. Dans la rue longeant la cour du client encore fermé,
nous laissons notre équipement. Armés de nos lunettes de soleil, nous partons à pied en quête de notre déjeuner. Le resto-roulotte ne se trouve qu'à deux pâtés, mais la canicule qui nous accable et rend l'activité exténuante. L'asphalte irradiant déjà la chaleur et l'humidité élevée débilitent tout être à sang chaud sur deux pattes, d'autant plus qu'il n'y a pas de trottoirs pour marcher. Les jeans nous collent à la peau tout comme les mèches sur nos tempes ruisselantes. Le maigre gazon vert est maintenu en vie artificiellement. Celui qu'on a « débranché
» jaunit par manque d'eau. Le ciel a beau rayonner avec ses cumulus flottants dans l'azur, le parc industriel dégage une ambiance plutôt sinistre avec autant de bitume, de tôle et de déchets jonchant le sol. Sur un coin, un arbre aux fleurs lilas égaye un peu le paysage. Au loin, la caravane attend sa clientèle. Les mirages apparaissent sur la chaussée chaude, la chaleur monte lentement. Un bruit sourd de moteurs diesel résonne, pire que le vacarme des tondeuses bourdonnant
un dimanche matin dans la banlieue. La génératrice de la cambuse et les quelques camions patientant avant l'heure d'ouverture de leur client perturbent la quiétude du matin. Nous faisons fi des grondements continus, trop affamés pour s'en préoccuper. Sur le côté du resto mobile, l'auvent est ouvert en guise de parasol, mais le soleil se trouve trop bas pour qu'il y ait l'ombre d'un filet d'ombrage. On sert des mets locaux toute la journée, une nourriture plutôt saine et consistante, sans friture comme dans la plupart des bouibouis nord-américains, que des tacos bien assaisonnés avec des herbes et de la salsa faite sur place. Par la fenêtre, la jeune fille basanée aux cheveux noirs prend notre commande. Elle ressemble à Dora, la petite du dessin animé. Derrière, j'entends le chef affairé dans ses chaudrons. J'hésite un peu, parce que je ne suis pas trop habituée avec le menu de la maison inscrit sur des cartons fluorescents collés au mur extérieur, j'arrête enfin mon choix sur un taco de déjeuner avec oeufs, coriandre et salsa enroulés dans une tortilla de maïs. Des tabourets se tiennent là pour l'attente des clients et pour ceux qui veulent manger sur place, mais personne n'a le courage de rester ici pour avaler quoique ce soit sauf peut-être un peu d'eau, préférant le confort climatisé du bureau, du camion ou de la voiture. Personne n'a l'idée non plus de venir à pied et je crois que pour cette raison on nous regarde comme si nous étions deux cow-boys sans monture perdus dans le désert. Avec un sourire timide, la jeune fille nous passe nos deux tacos bien chauds emballés dans du papier d'aluminium et nous observe repartir en marchant, sans chevaux-vapeur. Nous attendons de rejoindre notre cambuse privée et climatisée pour déguster notre petit déjeuner simple, mais tout de même savoureux. La tortilla de maïs donne un petit goût suave et sucré, et la coriandre et la salsa agrémentent l'insipidité de l'oeuf. Un repas qu'on a littéralement mérité à la sueur de notre front. Un régal à 1 $! Qui dit mieux?
20 août 2006
Instruments de torture de la dictature
Voici ce qui adviendra des tricheurs...Le banc des accusés
(Gnin! Hin! Hin!)

Le bourreau
(Re-gnin! Hin! Hin!)
Demain midi, nous reprenons la route pour le Canada, plus précisément pour l'Ontario. Nous sommes à Phoenix pour la nuit.
Croyez-moi, l'enfer est en Arizona!
Votre dictatrice qui brûle en enfer (je vous entends rire là, c'est pas gentil de rire de sa dictatrice comme ça!)
18 août 2006
Les éliminatoires!
41702 a hâte à son baptême! (Il en veut un comme pour les bateaux de croisière avec la bouteille de champagne fracassée contre sa coque....)
J'ai recueilli les trois noms ayant le plus de vote. J'ai éliminé les autres pour faire plus vite. Je les garderai pour le prochain camion.
Merci à toutes vos suggestions!
Alors,
Alexis le trotteur (André Tremblay) (3 votes)
Fuego (Mijo) (3 votes)
Rapporteur (TECKEL) (2 votes)
(Moi j'aimais bien Jules V. de Choubine... Mais bon, je me range du côté de la démocratie!)
Ici je fais une grave entrave à la démocratie en tentant d'influencer le vote: j'aime Fuego parmi les 3 parce que c'est court, c'est punch et que ça lui irait bien au teint. (Le problème c'est que Mijo habite en France... ça fait loin pour lui remettre une gogosse...)
Ce message a été payé et retenu par le directeur général des élections (moi-même).
On passe au vote! Vous pouvez voter à nouveau si vous l'aviez fait au premier tour, ceci est un nouveau tour on remet tout à zéro.
Le dictateur général des élections.
J'ai recueilli les trois noms ayant le plus de vote. J'ai éliminé les autres pour faire plus vite. Je les garderai pour le prochain camion.
Merci à toutes vos suggestions!
Alors,
Alexis le trotteur (André Tremblay) (3 votes)
Fuego (Mijo) (3 votes)
Rapporteur (TECKEL) (2 votes)
(Moi j'aimais bien Jules V. de Choubine... Mais bon, je me range du côté de la démocratie!)
Ici je fais une grave entrave à la démocratie en tentant d'influencer le vote: j'aime Fuego parmi les 3 parce que c'est court, c'est punch et que ça lui irait bien au teint. (Le problème c'est que Mijo habite en France... ça fait loin pour lui remettre une gogosse...)
Ce message a été payé et retenu par le directeur général des élections (moi-même).
On passe au vote! Vous pouvez voter à nouveau si vous l'aviez fait au premier tour, ceci est un nouveau tour on remet tout à zéro.
Le dictateur général des élections.
16 août 2006
Un lever dans la plaine.
Contexte : le lendemain du départ de Laredo, je commence ma journée sur la route 287 nord-ouest au Colorado dans le noir. Je roule sur l'autoroute 70 Est dans le Colorado alors que le soleil se lève.
À 7 heures quarante-neuf, le soleil n'est pas encore tout à fait levé que déjà les vaches broutent dans la plaine. Dans le ciel existe un tableau qui se transforme à l'infini, le bleu nuit fait lentement place aux nuances de bleu gris. Dans les ombres bleutés du sol, deux chevreuils courent à vive allure à mes côtés et quand j'atteins leur hauteur, ils s'arrêtent net comme pour me saluer. À un arrêt routier, des camions ronflent toujours, il faut dire qu'ici, les 6 heures n'ont pas encore sonné. Les tournesols dorment la tête penchée, ils attendent que leur mère de lumière se lève pour la suivre toute la journée comme une couvée de canetons. Une voilière d'oiseau entreprend son réchauffement au-dessus de ma route, la boule de feu se montre enfin pour m'accompagner. Un spectre rouge rosit un nuage et le jaune réchauffe le paysage. Le soleil s'installe à l'élévation parfaite : celle où il fait apparaître les délicats détails sculptés comme des dentelles dans les moutons allongés, celle où les peintures du ciel prennent une troisième dimension. En contrebas, quelques touches de vert dans les champs s'ajoutent à la toile. Les arbres ne sont plus des ombres dans la pénombre et reprennent vie en s'habillant de leurs couleurs du jour. Je ratt
rape un train rampant dans la plaine. Une voiture du Colorado me dépasse, la première depuis des heures. Un paysage de montagnes est dessiné sur sa plaque d'immatriculation et c'est à cet instant précis, en relevant les yeux, que j'aperçois en réel, ce même tableau à l'horizon: le profil des Rocheuses découpe le ciel. Doucement, tout s'illumine. J'aime la lumière du matin, surtout quand le soleil éclaire dans mon dos pour resplendir mon chemin. Un aigle me défie du regard, perché sur un poteau, sa tête piste ma trajectoire, mais je m'en fou de piler sur son territoire, la terre m'appartient dans mon camion. La blancheur des sommets d'arrière-plan se confond avec les nuages. Au pied des montagnes sied Denver qui annonce la fin des plaines. Ses dizaines des gratte-ciel paraissent minuscules dans leur décor grandiose. Sur l'autoroute 25, je mets le cap vers le nord. La route raboteuse semble s’aligner sur les pics des montagnes Rocheuses. À mesure que je monte le faux plat, le relief a l'air plus bas. Jusqu'en Alberta, nous naviguerons sur le premier pli des Rocheuses sans jamais atteindre leurs sommets, en suivant les traces des troupeaux de bisons disparus, mais aujourd'hui, c'est moi qui gronde dans les valons avec mon mastodonte. Je m'émerveille à nouveau devant les spectacles qui défilent. Je redécouvre mon métier. Ceux qui le méprisent n'en connaissent rien, qu'ils retournent à leur bureau, moi je garde le mien!
À 7 heures quarante-neuf, le soleil n'est pas encore tout à fait levé que déjà les vaches broutent dans la plaine. Dans le ciel existe un tableau qui se transforme à l'infini, le bleu nuit fait lentement place aux nuances de bleu gris. Dans les ombres bleutés du sol, deux chevreuils courent à vive allure à mes côtés et quand j'atteins leur hauteur, ils s'arrêtent net comme pour me saluer. À un arrêt routier, des camions ronflent toujours, il faut dire qu'ici, les 6 heures n'ont pas encore sonné. Les tournesols dorment la tête penchée, ils attendent que leur mère de lumière se lève pour la suivre toute la journée comme une couvée de canetons. Une voilière d'oiseau entreprend son réchauffement au-dessus de ma route, la boule de feu se montre enfin pour m'accompagner. Un spectre rouge rosit un nuage et le jaune réchauffe le paysage. Le soleil s'installe à l'élévation parfaite : celle où il fait apparaître les délicats détails sculptés comme des dentelles dans les moutons allongés, celle où les peintures du ciel prennent une troisième dimension. En contrebas, quelques touches de vert dans les champs s'ajoutent à la toile. Les arbres ne sont plus des ombres dans la pénombre et reprennent vie en s'habillant de leurs couleurs du jour. Je ratt
rape un train rampant dans la plaine. Une voiture du Colorado me dépasse, la première depuis des heures. Un paysage de montagnes est dessiné sur sa plaque d'immatriculation et c'est à cet instant précis, en relevant les yeux, que j'aperçois en réel, ce même tableau à l'horizon: le profil des Rocheuses découpe le ciel. Doucement, tout s'illumine. J'aime la lumière du matin, surtout quand le soleil éclaire dans mon dos pour resplendir mon chemin. Un aigle me défie du regard, perché sur un poteau, sa tête piste ma trajectoire, mais je m'en fou de piler sur son territoire, la terre m'appartient dans mon camion. La blancheur des sommets d'arrière-plan se confond avec les nuages. Au pied des montagnes sied Denver qui annonce la fin des plaines. Ses dizaines des gratte-ciel paraissent minuscules dans leur décor grandiose. Sur l'autoroute 25, je mets le cap vers le nord. La route raboteuse semble s’aligner sur les pics des montagnes Rocheuses. À mesure que je monte le faux plat, le relief a l'air plus bas. Jusqu'en Alberta, nous naviguerons sur le premier pli des Rocheuses sans jamais atteindre leurs sommets, en suivant les traces des troupeaux de bisons disparus, mais aujourd'hui, c'est moi qui gronde dans les valons avec mon mastodonte. Je m'émerveille à nouveau devant les spectacles qui défilent. Je redécouvre mon métier. Ceux qui le méprisent n'en connaissent rien, qu'ils retournent à leur bureau, moi je garde le mien!
Suite du résumé...

il a été ébahi par les reliefs colorés de l'Utah,

il s'est senti brave sur de petites routes serties dans le roc,

il a eu le souffle coupé quand il a vu le Glen Canyon et le Grand Canyon en Arizona,

il a été piqué de curiosité par les cactus monolithiques uniques à l'Arizona ,
il a goûté les fruits des cactus,
et sa semaine n'est pas encore terminée...
Il aime déjà beaucoup son métier!
Résumé de la semaine 1
Pour initier le Jeunot cette semaine, nous lui avons fait faire le tour de l'Amérique :Il a d'abord vu les palmiers de Laredo,
il a touché les pierres volcaniques dans l'Idaho,
il a admiré les éoliennes sur les plateaux dans le Montana,

il a roulé les montagnes Rocheuses en long et en large,

(suite plus haut)
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