08 avril 2006

Une croisière

Ben oui, il part en croisière!

Il ne pourrait pas prendre l'avion comme tout le monde?

C'est la piscine qu'il m'a dit. En avion il n'y a pas de piscine.


Je lui ai dit de ne pas plonger... Parce que sa santé pourrait en souffrir.

-Non non! Ne t'en fait pas, je m'allongerai au bord en regardant le paysage comme toi à Laredo.

Bon ça me rassure!
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Peut-être un petit détour à Vancouver?

Dans le quartier de Gastown peut-être?

En attendant que l'horloge siffle. Il aime bien voyager cet ordi! J'espère qu'il retrouvera son chemin...
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Passera-t-il par le Colorado?

Peut-être qu'il passera au Colorado voir les arches rouges ?

J'aimerais qu'il m'envoie des photos comme le gnome dans Amélie Poulain.

Peut-être que je rêve.

Mais je voudrai bien une petite carte postale de sa part pendant son périple californien!
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Voyage en Californie

Je suis en train d’organiser un voyage en Californie... pour mon Ordi. Il partira sans moi. Il ne va pas très bien ces temps-ci. La Californie, sa mère patrie, l’a rappelé. Je serai donc bien seule pour les prochains jours pour ne pas dire semaines. Je ne sais pas comment je ferai pour écrire, ni comment j’irai sur internet pour vérifier mes messages. Alors, il se peut que je vous délaisse quelque temps bien malgré moi. Je vais vraiment m’ennuyer, de vous, et de mon ordi.

Je suis chez moi jusqu’au 18. On devrait repartir juste après Pâques. Entre temps, je vais courir les cafés internet.

Je souhaite bon voyage à mon ordi, et qu’il me revienne en pleine forme ! (J’ai peur qu’il se perde, je suis pas mal mère poule sur les bords avec lui).


Sandra

05 avril 2006

Vue de la chaise longue

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La piscine de Laredo

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Au nord du Texas




Le trèffle est en fleur! Posted by Picasa

Mes orteils et vos bottes



Tandis que les pommiers s’épanouissent à Memphis et que les trèfles fleurissent au nord du Texas, j’apprends qu’il neige au Québec. À Laredo, pendant que flotte une odeur d’hibiscus, je me prélasse au bord de la piscine en assimilant de la vitamine D. Étendue sur le dos, j’ai dans mon champ de vision des palmiers élégamment dressés en vert dans un ciel d’azur. Je tourne la page du dernier prix Goncourt en me retournant sur le ventre. Je pense à vous tous au Nord qui, alors que mes orteils pendouillent dans l’eau turquoise, trainez vos bottes dans la neige fraiche.

Je ne suis pas en vacances, mais en attendant un autre voyage, il faut bien profiter de la vie !

Si je vous fais suer, imaginez ce que c’est ici : 30 degrés à l’ombre !

;c)
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31 mars 2006

Les fleurs de Lawton.


Sur la route 287 au nord du Texas, un marcheur se retourne pour savoir si je vais l’embarquer. Il m’envoie la main, il se doute bien que je ne peux pas, sauf virtuellement, comme vous. Des ballons survolent l’autoroute, c’est souvent signe qu’il y a concessionnaire automobile en dessous, au pays du 4x4. Fraichement douchée, j’en profite pour me faire sécher les cheveux en me sortant la tête par la fenêtre. Il fait un beau soleil, la lumière fait vraiment un bien immense après un long hiver.

À Wichita Falls, je bifurque sur l’interstate 44. C’est là que la 44 débute et nous parcourrons ses 630 miles (1113 kilomètres) jusqu’à St-Louis au Missouri. Pendant près de 12 heures, nous n’aurons pas à changer de route sauf pour aller chercher notre remorque.

Je traverse la Canadian River qui n’a rien du Canada, mis à part sa couleur rouge comme les falaises en Gaspésie. Elle n’a plus rien d’une rivière, elle est presque asséchée à l’année.

Un Hummer se dirige vers le sud pendant que je franchis la frontière de l’Oklahoma.
Une vache broute je ne sais quoi sur un champ de bouette. Une autre essaie de s’attraper la queue les pis gonflés à bloc, le ventre débordant :

-- Allez ! Sort de là qu’elle semble dire au veau en son sein.

Au loin, j’aperçois les montagnes de Lawton qui me font penser aux Montérigiennes de chez nous. Elles surgissent dans une plaine, sans que l’on sache trop pourquoi, comme le mont St-Hilaire ou St-Bruno dans les basses terres du Saint-Laurent près de Montréal. Le paysage est morne et plutôt monochrome. Sur la rue principale de Lawton, poussière et désolation. Nous devons traverser tout le bled pour arriver chez le client. Au bout de la ville, on tourne à gauche sur un chemin de gravier et là on entrevoit les remorques. C’est tellement poussiéreux, qu’il faut fermer toutes les trappes d’air et les fenêtres. J’attends qu’un peu de poudre retombe avant de descendre du camion. Tandis que Richard se dirige vers le fond de la cour pour faire l’échange de remorques, je vais dans le bureau pour les papiers. C’est une vielle maison mobile de tôle à laquelle on a rabouté deux bicoques distinctes pour faires d’autres bureaux. Sur le toit, des pneus maintiennent la couverture en place par grand vent. Je monte sur la galerie de bois où se bercent, au gré de la brise, des chaises empoussiérées. Un faux crâne de vache est au sol pour rajouter au côté lugubre.

J’entre sans frapper, mais en faisant tout de même du bruit, pour ne pas trop surprendre les tenanciers. À l’intérieur, Janna m’accueille, son sourire parrait si brillant dans ce paysage si terne.

-Where have you been?

Dans cette roulotte miteuse, elle rayonne. Elle est l’âme de l’endroit, elle a mis des fleurs sur ses crayons et dans leur pot, ils forment un bouquet de couleur contrastant avec les murs jaunis en faux bois. Derrière elle, un laminé de Van Ghog est accroché sous un plastique.

Hugo, le chauffeur puerto-ricain de la cour, est sorti de sa léthargie :

-Look who’s there! Dit-il à Charley le chien roux avachi sous le bureau.
La chaleur saisonnière commence à l’accabler.

Janna travaille efficacement sans perdre sa joie de vivre. Je choisis une tulipe de soie rouge dans le vase et je signe les papiers. J’écris les renseignements nécessaires à la télécopie et appose le code à barres qui identifiera le chargement à la frontière. Elle réécrit avec son feutre mauve les informations importantes pour être bien certaine qu’elles seront visibles au courtier en douane du Canada. En attendant la page de confirmation, elle me montre mon blogue traduit entièrement en anglais. Je suis très impressionnée par l’outil de Google qu’elle me fait découvrir. C’est vraiment magique ! Elle nous suit comme vous sur la Toile, même si elle ne parle pas un mot de français.

La preuve de réception arrive et elle vérifie minutieusement que tout est envoyé à l’endroit approprié : elle coche avec le même feutre mauve le numéro de télécopieur ; le nombre de pages ; l’OK et elle me remet le document en me souhaitant une bonne route.

Charley me talonne jusqu’au camion que Richard s’affaire à inspecter. Je lui donne un bout de carcasse de poulet qu’il prend jalousement dans sa gueule et va porter plus loin pour être bien sûr que je ne le lui reprendrai pas.

Dans un nuage de poussière, nous quittons Lawton avec à nos trousses, Charley courant dans la nuée, tout souriant, la langue pendue. Dans les rétroviseurs nous le voyons s’arrêter et japper comme pour nous dire : au revoir, et merci pour la volaille !

Cap Nord-Est, le Canada est à moins de 24 heures de conduite.
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Travailler comme des fourmis
















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Entrevue aux Bleuets du bout du monde.

Pour ceux qui ne seraient pas du Québec, on appelle gentiment les gens natifs de la région du Saguenay-Lac-Saint-Jean « les Bleuets » parce que c’est là qu’on s’enorgueillit d’avoir les meilleurs bleuets (appelés myrtilles en France et bluberries en anglais) du Québec.

À Saguenay, la radio de Radio-Canada a une chronique qui s’appelle les Bleuets du bout du monde. Chaque semaine, un animateur converse avec une personne native de la région en s’intéressant à ce qu’elle devient à l’autre bout du monde.

C’est à mon tour maintenant. Samedi matin, je serai en entrevue en direct à 8 h 35 min à l’émission de Josée Bourassa. J'espère juste que je pourrai trouver une bonne cabine demain matin...

Si vous lisez ce message à temps, vous pourrez l’écouter en direct sur le site de Radio-Canada. Dans le zap radio, sélectionner la chaîne du Saguenay –Lac-Saint-Jean en direct, (soit celle de Saguenay, de Chicoutimi ou du Saguenay-Lac-Saint-Jean, je ne sais plus comment elle s’appelle)

Sinon, je vous mettrai le lien dès qu’il sera disponible, probablement dès la semaine prochaine.

Je ne sais pas d’où je les appellerai parce que je ne sais même pas moi-même où je serai. Probablement près de la frontière canadienne quelque part aux États-Unis. Nous sommes présentement à Wichita Falls au nord du Texas en direction de l'Oklahoma. À Lawton, on ramassera une remorque de pneus que l'on transportera à Toronto. Ensuite, retour vers le sud à Laredo. De quoi s'occuper pour la fin de semaine...

28 mars 2006

Quelqu'un pourrait m'aider?

J'aimerais faire des plus de liens avec d'autres blogues. Je voudrais que chaque lien soit ainsi:

Liens intéressants
  • titre du blogue

Avec la puce. Je voudrais aussi que quand on passe la souris sur le titre, on y voit une description personalisée du blogue avec mes commentaires. Ou encore, que la description apparaisse en dessous sans la puce alignée avec le titre du blogue.

J'aimerais aussi catégoriser les liens ex: blogues de camionneurs, entrevues et médias, blogues d'intérêts, amis blogeurs, etc.

Quelqu'un a-t-il les codes htlm tous cuits pour ce genre de lien?

Pour l'instant, la mise en page des liens que j'ai faits est plutôt moche, je voudrais la modifier pour du texte simple avec une puce.

Quand je découvrirai comment faire de jolis liens, j'en ferai tout plein!

Merci!